Autonomie et Bien-être: Le Nouvel Impératif du Travail en Serbie

Édité par : Olha 12 Yo

Le marché du travail serbe connaît une mutation significative, où la demande des employés pour une maîtrise accrue de leur temps et de leur environnement de travail prend le pas sur les avantages sociaux traditionnels. Les collaborateurs privilégient désormais massivement les horaires modulables et les options de télétravail, signalant que la valeur ajoutée réside dans la capacité à orchestrer leur quotidien. Cette évolution place la vitalité personnelle au cœur de la contribution professionnelle durable, reléguant au second plan des gratifications autrefois prisées, telles que les formations subventionnées ou les abonnements sportifs.

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Cette transition est freinée par un écart de perception notable concernant la confiance managériale. Alors que 78 % du personnel se disent aptes à gérer efficacement le travail à distance, 63 % des cadres dirigeants expriment encore des réserves quant à la productivité en dehors des locaux de l'entreprise. Cette dichotomie souligne la nécessité urgente de réaligner les systèmes de management sur les réalités actuelles, reconnaissant que la performance est désormais intrinsèquement liée à un état de bien-être généralisé.

Le bien-être est désormais considéré comme une condition essentielle à la productivité, un constat appuyé par le fait que 95 % des employés rapportent que des facteurs comme le stress ou la baisse d'énergie entravent directement leur performance. Les attentes ont évolué: les équipes réclament un soutien systémique concret, incluant des dispositifs d'aide en cas de crise et un accès facilité aux consultations psychologiques, rejetant les gestes symboliques.

Ce besoin d'authenticité est exacerbé par le phénomène de « carewashing », où l'affichage d'une sollicitude par les entreprises ne se traduit pas par des actions concrètes. L'étude révèle que 69 % des salariés perçoivent cette dissonance entre le discours et la réalité, un mimétisme de bienveillance qui érode la confiance. Les organisations qui privilégient l'apparence du soin au détriment des changements structurels risquent de perdre leur capital humain.

Dans ce contexte, la vitalité économique de la Serbie renforce les exigences des talents. Le PIB réel du pays a progressé de 3,9 % en 2024, faisant d'elle la deuxième économie à la croissance la plus rapide d'Europe cette année-là, selon la Chambre de commerce et d'industrie serbe. Pour sécuriser les effectifs dans cet environnement compétitif, les entreprises doivent impérativement lier l'autonomie accordée à un soutien réel au bien-être et à une connexion d'équipe authentique, transformant ainsi les défis en opportunités pour une collaboration plus juste et performante.

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Sources

  • Dnevni list Danas

  • Osiguranik.com

  • Politika

  • Infostud HR Lab

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