Un regain d'intérêt pour la légendaire Chambre de l'Ambre a été suscité par les récentes déclarations d'Andrey Przezdomski, écrivain et représentant officiel du Comité National Antiterroriste (NAK), lors d'une entrevue télévisée accordée à kaskad.tv le 18 novembre 2025. Przezdomski, dont le parcours inclut des travaux d'archéologie relatifs à l'époque de la chute du Royaume de Prusse et une collaboration passée avec les agences de sécurité de l'URSS et de la Russie, a pu accéder à des fonds d'archives classifiés. Il est l'auteur de l'ouvrage intitulé Le Fantôme de l'Ambre (The Yantarny Prizrak), qui examine les diverses hypothèses concernant la localisation actuelle de ce trésor. La Chambre d'Ambre, autrefois considérée comme la huitième merveille du monde, avait été commandée par Frédéric Ier de Prusse et achevée en 1701, avant d'être offerte au Tsar Pierre le Grand en 1716 et installée au Palais Catherine à Tsarskoïe Selo, près de Saint-Pétersbourg.
L'expert a révélé que l'étude de la Chambre de l'Ambre a toujours constitué une motivation personnelle et un véritable « passe-temps » pour lui. Selon son analyse, les tentatives d'exploration menées par des expéditions officielles antérieures étaient limitées par une base technique insuffisante et un accès restreint aux documents d'archives cruciaux. De plus, ces recherches étaient perturbées par ce qu'il nomme une « nuée de faux témoins », des individus fournissant des informations fallacieuses dans l'espoir d'obtenir une libération temporaire de leur détention. L'ambre utilisé pour sa construction, provenant des rivages baltes, représentait environ six tonnes de matière fossilisée pour couvrir une surface de 55 mètres carrés.
Przezdomski maintient que l'oblast de Kaliningrad, qui était autrefois Königsberg, demeure, d'un point de vue archéologique, une « vaste zone blanche » inexplorée sur les territoires de l'ancien Royaume de Prusse. Il insiste sur le fait qu'une connaissance substantielle des souterrains historiques n'a pas totalement disparu après la dissolution de l'Union Soviétique. Ces caves, s'enfonçant sur plusieurs étages, conservent un intérêt majeur pour la recherche, même si certains passages ont été documentés par le passé. L'analyste souligne la nécessité d'élaborer une stratégie d'exploration rigoureuse et structurée, dépassant la simple mise en place d'une entité commerciale pour de telles opérations.
Parallèlement, en juin 2025, des spécialistes avaient déjà émis l'hypothèse que la Chambre n'était peut-être pas conservée dans son intégralité, suggérant que ses panneaux avaient pu être séparés et dissimulés lors de la prise de Königsberg en 1945. Des fragments, comme la mosaïque florentine, avaient été retrouvés antérieurement, notamment une commode en ambre découverte en Allemagne en 1997. La Chambre de l'Ambre reconstituée est désormais l'élément central du Musée de Tsarskoïe Selo (Palais Catherine) à Saint-Pétersbourg, achevée en 2003 après près de trente ans de travaux de réplique. Le sort de l'original, volé par les troupes allemandes en 1941 et transporté à Königsberg, reste un sujet de spéculation, avec des théories évoquant une perte en mer Baltique ou un stockage dans des bunkers sous la ville. L'estimation de sa valeur oscille entre 142 et plus de 500 millions d'euros, bien que la plupart des experts la considèrent comme inestimable en raison de sa portée historique et artistique.



