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Le rappeur ghanéen Agbeko révèle sa lutte contre la toxicomanie et l'amnésie
Édité par : Olha 12 Yo
Le musicien ghanéen Bismark Yankah, connu sous le nom d'Agbeko, a récemment rendu publique l'ampleur des conséquences de sa dépendance aux stupéfiants, décrivant une période marquée par la vie dans la rue et une perte de mémoire significative. Lors d'une entrevue diffusée le 28 octobre 2025 sur Hitz FM, Agbeko a expliqué que sa consommation de drogues l'avait mené à la précarité, malgré des revenus musicaux sporadiques. L'artiste, interviewé par Andy Dosty, a précisé que les gains issus de sa musique couvraient à peine les frais de studio et les besoins essentiels, le forçant à se tourner vers de petits commerces, notamment la vente de vêtements et l'exécution de courses pour autrui.
Cette période de dénuement a été aggravée par une dégradation cognitive sévère, l'artiste signalant une amnésie l'empêchant de reconnaître des connaissances établies, un état nécessitant, selon lui, une intervention médicale urgente. L'urgence de sa situation a été mise en évidence lorsqu'un ancien confrère, le rappeur Showboy, l'a récemment trouvé dans un état physique visiblement négligé et malnutri, suscitant une inquiétude publique. Agbeko a exprimé son désir explicite de quitter la rue, d'accéder à un programme de réadaptation et de relancer sa carrière artistique.
La situation d'Agbeko s'inscrit dans un contexte plus large de préoccupations de santé publique au Ghana, notamment concernant l'abus de tramadol, une substance dont l'usage détourné gagne en popularité. Des études récentes indiquent que l'abus de substances chez les jeunes Ghanéens est un problème complexe, le tramadol étant spécifiquement mentionné comme largement disponible et détourné de son usage médical. Des recherches menées auprès des étudiants universitaires du Nord ont montré que 24 pour cent des utilisateurs de tramadol présentaient des signes de dépendance, bien que les lois existent pour contrôler la vente de drogues aux mineurs.
L'artiste considère l'accès à des soins médicaux pour sa mémoire et à une réadaptation comme primordiaux pour sa réintégration. Cette affaire fait écho aux appels lancés par des organisations non gouvernementales, telles que la Coalition des ONG sur l'Abus de Drogues (CONDA), qui insistent sur la nécessité de programmes de réadaptation complets et d'un soutien psychologique pour faciliter l'insertion sociale des personnes en rétablissement. Lydia Abena Manu, PDG de Willingway Foundation Ghana, a souligné que le chemin vers la guérison exige non seulement l'éloignement des environnements propices à la consommation, mais aussi un soutien continu pour contrer la stigmatisation, un obstacle souvent rencontré par les toxicomanes, y compris des personnalités publiques comme l'artiste Okomfour Kwadee, qui a lui-même plaidé contre l'abus de substances. Agbeko cherche désormais à franchir cette étape critique vers la guérison et la reprise de son activité artistique.
Sources
GHANA MMA
Daily Local News
AdomOnline.com
YEN.com.gh
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